SOMMAIRE
Orages : branchages et tôles sur les voies SNCF entre Paris et Châteauroux
Rachat d'Ermewa : Geodis cède comme prévu un millier de wagons céréaliers
14 juillet: la SNCF sur le pied de guerre
UNE ADO TUÉE PAR UN TRAIN : DÉFAILLANCE DE LA SNCF ET DE RFF ?
La SNCF envisagerait de lancer des TGV low-cost en 2012
Des TGV à "bas coût" pourraient circuler à partir de 2012
Accord signé sur la retraite des postiers
Les caisses des salariés du privé échapperont à une mise à contribution forfaitaire.
Des centres d'appels 100% français : "Veut-on que le consommateur paie plus cher ?"
Centres d'appels: CFTC veut de "l'éthique", CGT des sanctions, FO des contraintes
Révolte des élus de la Creuse après la fermeture d’un centre de radiothérapie
"La fiscalité verte n'est plus vue comme un moteur de la croissance verte"
Orages : branchages et tôles sur les voies SNCF entre Paris et ChâteaurouxDepuis 6h30 ce matin, branchages et tôles ont bloqué les voies de la ligne Paris-Toulouse, occasionnant des
perturbations autour de Vierzon et Bourges. Le trafic revient progressivement à la normale depuis 9h30.
Le trafic SNCF a été fortement perturbé ce matin entre Châteauroux et Paris, suite aux violents orages survenus
cette nuit en région Centre. La coupure de la ligne a eu lieu à 6 h 30 ce matin à cause de la présence de
branchages et de tôles au sud de Vierzon.
De 10 mn à 1 h 30 de retard
Des trains sont restés bloqués quelques dizaines de minutes dans les gares - à Chateauroux et Vierzon (notre
photo) par exemple - en attendant que les voies soient dégagées.
Après inspection à pied de la ligne, la circulation a pu reprendre à partir de 9 h 30 ce matin. Des retards de 10
mn à 1 h 30 ont été observés tant sur les TER que les trains Intercités et Téoz. En fin de matinée, le trafic est
revenu progressivement à la normale.
Entre Bourges et Vierzon
Pour les mêmes raisons, la circulation a également été interrompue entre Bourges et Vierzon, peu avant 7h.
L'incident est désormais terminé, la circulation est revenue à la normale dans la matinée.
Rachat d'Ermewa : Geodis cède comme prévu un millier de wagons céréaliers
SNCF Geodis, la branche fret et logistique de la SNCF, a cédé un millier de wagons céréaliers ainsi que sa
participation dans la société TMF, dans le cadre de son rachat de Ermewa, un loueur de wagons industriels, a-telle
annoncé lundi dans un communiqué.
Veolia Environnement
Selon une information relayée par Le Figaro, Keolis, la filiale de transport public de la SNCF, aurait déposé
plainte auprès de la Commission européenne dans le cadre de la fusion entre Transdev et Veolia Transports.
Pour Keolis, la recapitalisation préalable de Transdev par sa maison mère, la Caisse des Dépôts et
Consignations, s'apparente à une aide d'Etat. La Commission européenne aurait demandé à l'Etat français de
clarifier les détails de la transaction. Keolis avait lui-même tenté un rapprochement avec Transdev l'an passé...
A la Bourse de Paris, l'information ne suscite pour le moment guère de réactions. De toute façon, Veolia
Environnement n'a toujours pas la cote ces temps-ci. En plus de réaliser les trois quarts de son chiffre d'affaires
en Europe, où sont stigmatisées les inquiétudes, la stratégie du leader mondial des services à l'environnement
demeure peu lisible. Nous restons à l'écart du dossier.
VotreArgent.fr
La SNCF veut renforcer la sécurité dans les trains et les gares
En Rhône-Alpes, 8 % des actes volontaires à l'intégrité physique, soit les violences faites aux personnes, ont lieu dans les
transports en commun, ferroviaire compris. C'est pour abaisser ce pourcentage que le plan des sécurisations des transports
national trouve logiquement sa déclinaison en Rhône-Alpes et Auvergne où 270 000 voyageurs circulent quotidiennement
dans 1 500 trains. Jacques Gérault, préfet de région et de la zone défense Sud-Est, et Josiane Beaud, directrice régionale
de la SNCF, ont présenté vendredi les axes forts de ce plan qui mise en premier lieu sur une meilleure anticipation et une
plus grande coordination entre les différents services chargés de la sécurité des trains et gares. L'analyse de la situation a
mis en avant trois gares (Part-Dieu, Grenoble, Valence ville) et cinq lignes (les liaisons entre Lyon et Pierrelatte, SaintÉtienne/
Firminy, Grenoble, Chambéry, Belleville) où il convient de renforcer la surveillance. La SNCF précise qu'elles ne
seront pas les seules. La vidéosurveillance dans les gares comme les trains va continuer à être développée.
Le Progrès
14 juillet: la SNCF sur le pied de guerre
Pour transporter 250 véhicules, dont plusieurs chars Leclerc, ainsi que des centaines de militaires appelés à
participer au défilé sur les Champs-Elysées, la branche fret de la SNCF a mis en place une logistique
appropriée. Et elle communique, pour la première fois, sur ces grandes manoeuvres annuelles.
Ils déferleront sur la plus belle avenue du monde, venus de toutes les régions de France et même du monde
entier. Les militaires appelés à défiler le 14 juillet ne sont pas les seuls à faire le déplacement. Les véhicules et
chars font l’objet de grandes manoeuvres logistiques coûteuses et complexes. Certains d’entre eux voyagent par
le train.
Pour la SNCF, le 14 juillet est vraiment un grand jour. Une fois de plus, sa branche fret est sur le pied de guerre
pour satisfaire les exigences des militaires. Du 6 au 8 juillet, huit convois très spéciaux se sont élancés, en
provenance de diverses «places fortes» : Haguenau, Montélimar, Angers, Nîmes, etc. Juchés sur les wagons:
quelque 250 véhicules, dont 150 blindés. Sans oublier onze chars Leclerc, mobilisant chacun un wagon entier.
DEPASSEMENT INTERDIT
Cette année, pour la première fois, les convois militaires ont convergé vers la gare dépôt de Brétigny-sur-Orge,
pourvue de voies de réception appropriées. Précédemment, c’est la gare de Versailles Chantiers qui était mise à
profit. De Brétigny au 8 ème arrondissement, cette armada de véhicules se contente d’emprunter la route.
Les « trains militaires du 14 juillet », qui rebrousseront chemin du 15 au 17 juillet, sont soumis à un certain
nombre de mesures exceptionnelles s’imposant lors d’opérations comme celle-ci: « Entre autres
préoccupations, nous interdisons le dépassement de ces trains par d’autres convois», précise un responsable du
transport à particularité au sein du Pôle activité chimie, pétrole et transports spéciaux de la SNCF. Les
locomotives mobilisées à cette occasion doivent être « câblées », c'est-à-dire qu'elles doivent pouvoir être
alimentées en électricité par des voitures de voyageurs. Il s’agit en effet de convois mixtes, la SNCF assurant
ainsi le déplacement des 600 militaires chargés d’entretenir et de conduire les chars et autres véhicules.
L’Armée de terre fait partie des clients les plus loyaux de la branche Fret de la SNCF, qui jouit d’un monopole
en la matière puisque la concurrence, présentement, serait incapable de se voir confier une logistique aussi
lourde. Toute l’année, la société nationale transporte des véhicules pour le compte de la Défense, que ce soit
lors de manoeuvres sous l’égide de l’Otan que dans le cadre de « la nouvelle carte militaire » (réorganisation des
sites militaires, en vue d’une rationalisation accrue).
UN BLASON A REDORER
Mais pourquoi la SNCF, en 2010, a-t-elle choisi de communiquer sur ses prestations fournies à l’Armée de
terre? Sans doute faut-il y voir la volonté de redorer le blason d’une branche fret ternie par une certaine débâcle
financière et en proie à la concurrence. En 2009, elle a accusé des pertes opérationnelles supérieures à 450
millions d’euros.
La politique de restructuration à marche forcée entreprise par la branche fret, dont l’annonce en juillet dernier
de la réduction de l’offre de wagon isolé, contribue à flétrir la réputation de la SNCF en la matière. La Grande
Muette, sans le vouloir, vole au secours d’un fret sur lequel nombre de gens tirent à boulet rouge !
L'Usine Nouvelle
UNE ADO TUÉE PAR UN TRAIN : DÉFAILLANCE DE LA SNCF ET DE RFF ?
Une signalisation défaillante, un train qui roule à 150km/heure et une adolescente de 17 ans meurt, happée par
un train sous les yeux de son petit ami… C’est l’histoire de Justine, 17 ans. Depuis ce tragique accident survenu
le vendredi 2 juillet, Sandrine, la mère de la jeune fille a déposé trois plaintes : contre la SNCF et la
communauté d’Audrieu pour « homicide involontaire » et « manquement à une obligation de sécurité et de
prudence », et contre Réseau Ferré de France (RFF). Au Parisien, elle explique que cet accident aurait pu être
évité et se dit « scandalisée » par la dangerosité des lieux. Car sa fille était particulièrement vigilante : « elle
prenait garde à tout ». Sandrine assure que Justine a respecté les signalisations en traversant sur le passage
spécialement aménagé pour les piétons et marqué au sol pour traverser la voie. Si un ancien adjoint au maire de
la ville d’Audrieu avait déjà tiré la sonnette d’alarme et pointé du doigt « les dangers de cette halte ferroviaire
», personne ne lui a prêté attention. Même si les syndicats des cheminots, soutenus par les usagers, avaient
rédigé des procès-verbaux concernant la sécurité des passerelles. Contacté par lequotidien, Réseau Ferré de
France s’est contenté d’affirmer que la halte en question « n’était pas référencée comme dangereuse ».
Elle
La SNCF envisagerait de lancer des TGV low-cost en 2012
Des TGV low-cost pourraient circuler en France à l'horizon 2012. C'est du moins ce qu'affirment Les Echos
citant des sources internes à la compagnie ferroviaire et "le plan d'affaires 2015" présenté en Conseil
d'administration.
"Le TGV est en crise, c'est normal que son modèle économique soit le seul à être révolutionné", a déclaré aux
Echos un proche de la SNCF. Le quotidien économique estime que 30% des grandes lignes devraient être
déficitaires l'an prochain. Pour s'en sortir et rétablir les marges, la compagnie prévoierait notamment de mettre
en place une offre low-cost TGV d'ici 2012, dans le sillon des trains bon marché, iDTGV.
"Ce projet a deux vertus : anticiper l'arrivée de la concurrence, mais aussi améliorer la rotation des rames et
faire ainsi des économies", rapportent Les Echos qui ont interrogé un proche du dossier.
Cette nouvelle offre s'accompagnerait également d'une amélioration des services apportés aux clients, toujours
selon le journal.
La République du Centre
Tentative de vol de câbles dans le Nord Les vacanciers coincés sur les rails
Alors que certains avaient emprunté la voiture pour partir en vacances, les voyageurs qui avaient choisi le train
ont été confrontés à des problèmes.
Une tentative de vol de câbles hier matin entre Lille et Don Sainghin, dans le Nord, a notamment entraîné des
retards de 20 à 25 minutes pour les TGV en provenance et à destination de Lille, et les Eurostar Paris-Londres.
Quatre personnes avaient réussi à couper environ un kilomètre de câbles, affectant ainsi les systèmes de
signalisation et d'alimentation électrique. Elles ont été interpellées en flagrant délit au niveau de la commune de
Ronchin.
Une partie des trains ont dû être déviés par Arras, dans le Pas-de-Calais, les autres devaient passer à vitesse
réduite sur la portion touchée.
Selon la SNCF, le retour à la normale ne devait pas intervenir avant ce matin, alors qu'environ 400 TGV
passent chaque jour dans ce secteur.
Le trafic au départ et à l'arrivée de la gare Saint-Lazare à Paris était également perturbé hier, à la suite de
problèmes de signalisation. Le trafic est lentement revenu à la normale.
L'Union
Des TGV à "bas coût" pourraient circuler à partir de 2012
Un TGV "low cost", à l'image des vols des compagnies aériennes à "bas coûts" qui ont obtenu un franc succès
sur le marché du transport aérien. A priori, l'idée semble séduisante... même si, dans une large mesure, elle
existe déjà.
En particulier avec les offres iDTGV ou TGV Prem's qui proposent, par exemple, un aller Lille-Marseille à 19
euros. La SNCF s'intéresse néanmoins à ce concept dont elle envisage l'extension dans le cadre de son plan
stratégique à l'horizon 2015, discuté par le conseil d'administration réuni le 6 juillet. Plutôt que de réserver les
offres les plus compétitives à un nombre déterminé de sièges, l'opérateur programmerait des trains entiers à
"bas coûts" tout en les organisant de façon telle que leur rentabilité soit assurée.
Afin de pouvoir "exploiter ces trains dans des conditions structurellement différentes", les rames seraient
modifiées pour accueillir un nombre plus important de passagers. L'un des moyens envisagés pour optimiser la
quantité de sièges consisterait à supprimer la voiture-bar, ce qui permettrait de réduire d'autant plus
sensiblement les coûts que la restauration à bord des TGV, confiée à des prestataires extérieurs, constitue une
activité nettement déficitaire pour la SNCF.
Par ailleurs, ces lignes "low cost" ne seraient accessibles qu'avec le nouveau "e-billet" qui contribue à réduire
les frais de fonctionnement. Testé depuis 2009 et étendu depuis début juin à vingt destinations, ce titre de
transport est une simple référence client attribuée via Internet après l'achat du billet. Il suffit au voyageur,
délivré de l'obligation du compostage, d'imprimer cet identifiant et de le présenter au contrôleur. A terme, le
téléphone portable pourra aussi être utilisé comme support du titre de transport.
Ces trains conçus pour regrouper des voyageurs porteurs de billets promotionnels - et qui pourraient circuler à
partir de 2012 - ne devraient pas révolutionner la politique tarifaire de l'entreprise. A la SNCF, on rappelle que
le voyage à bord d'un TGV est facturé 42 euros en moyenne.
Services payants étendus
Ces projets dans le domaine du "low cost" - bien que le terme ne figure pas dans le document présenté devant le
conseil d'administration - ne traduisent qu'un aspect de la stratégie de la société nationale. A l'autre extrémité du
spectre commercial, elle réfléchit au développement de services "premium".
Dans le prolongement des formules "TGV-Pro" (réservation d'un taxi ou d'une place de parking, restauration à
la place, accès à des salons en gare), une réflexion est lancée autour de nouvelles prestations destinées à des
voyageurs disposés à payer un supplément pour les obtenir. Pour autant, les diverses expériences menées ces
dernières années invitent à une certaine prudence les experts du marketing ferroviaire. A la SNCF, on rappelle
qu'en 1981, lors du lancement de la première génération du TGV (Paris-Lyon), quatre rames avaient été
aménagées pour ne recevoir que des sièges de première classe. Faute d'atteindre un taux de remplissage
satisfaisant, elles furent transformées en rames classiques.
Ces projets témoignent d'une volonté d'occuper le terrain. Dès 2011-2012, la SNCF sera exposée à une
concurrence inédite : Trenitalia sur Milan-Chambéry-Paris et Gênes-Marseille-Lyon-Paris, voire Deutsche
Bahn sur Paris-Bruxelles-Londres. Ces rivaux miseront sur la qualité du service à bord. Et sans doute aussi sur
l'agressivité de leur politique commerciale.
LE MONDE
Accord signé sur la retraite des postiers
Les caisses des salariés du privé échapperont à une mise à contribution forfaitaire.
Un «hold-up d'État» sur les caisses de retraites complémentaires des salariés du privé, l'Agirc et l'Arrco. Ainsi
l'association libérale Sauvegarde retraites présentait-elle, au début de l'année, l'une des conséquences
du changement de statut de La Poste, tout juste voté par le Parlement.
La loi transformant l'entreprise en société anonyme à capitaux 100% publics prévoit en effet que les futurs
embauchés de La Poste relèveront de l'Agirc-Arrco et non plus de l'Ircantec (caisse complémentaire des
115.000 postiers non fonctionnaires mais aussi des contractuels de l'État, des médecins hospitaliers ou des élus
locaux). Elle instaure aussi une compensation financière de l'Agirc-Arrco vers l'Ircantec, au motif que cette
dernière sera privée de futurs cotisants. L'Ircantec réclamait une «soulte» de 6 à 8 milliards d'euros. Un montant
contesté car, si l'Ircantec perd des cotisants, elle perd du même coup… de futurs retraités! Et surtout, ses
rendements (rapport entre pension reçue et cotisations versées) sont supérieurs à ceux de l'Agirc et de l'Arrco. Il
s'agit de «ponctionner un régime pauvre pour financer un régime favorisé», résumait Sauvegarde retraites.
En fonction des effectifs
Cri d'alarme prématuré ou pression efficace? Le protocole d'accord que viennent de signer l'Agirc-Arrco et
l'Ircantec devrait en tout cas lever une partie des inquiétudes. D'abord, la compensation ne sera pas versée en
une fois mais au fil des ans, et son montant dépendra des effectifs de postiers cotisant à l'Agirc-Arrco.
Autrement dit, si La Poste embauche moins que prévu dans les années qui viennent, la contribution de l'Agirc-
Arrco à l'Ircantec sera plus faible. «Un dispositif sérieux, responsable, commente Patrick Poizat, administrateur
(CFTC) de l'Agirc et de l'Arrco. On prend en compte la réalité des effectifs plutôt que de se baser sur une
hypothétique politique de ressources humaines de La Poste pour les décennies à venir», comme cela aurait été
le cas avec la soulte envisagée. Les versements annuels ne devraient pas dépasser quelques dizaines de millions
d'euros lors des années les plus «fortes», estime un bon connaisseur du dossier.
En outre, les sommes seront calculées comme si les futurs droits à pension des salariés actuels étaient acquis à
l'Agirc-Arrco, et non pas à l'Ircantec. En clair, l'Agirc-Arrco ne financera pas le différentiel de rendement
observé avec l'Ircantec.
Du point de vue des finances des caisses complémentaires du privé, tout se passera finalement comme si les
droits de l'ensemble des salariés de droit privé de La Poste, actuels et futurs, leur étaient transférés à partir de
maintenant. C'est généralement ce qui se passe dans ce type d'opération. Mais le gouvernement et les
parlementaires n'ont pas voulu, cette fois, suivre cette voie. Ils ont préféré ces contorsions pour permettre aux
salariés actuels de La Poste de rester à l'Ircantec, donc ne pas voir leur statut modifié sur ce point et de
continuer à bénéficier des rendements élevés de l'Ircantec. Face à des syndicats déjà très remontés contre une
loi de «privatisation déguisée», disaient-ils, c'était sans doute le prix d'une certaine paix sociale.
Le Figaro
Des centres d'appels 100% français : "Veut-on que le consommateur paie plus cher ?"
PDG de Teletech International, Emmanuel Mignot a fondé sa société spécialisée dans l'externalisation des
centres d'appel voici plus de quinze ans. Sa société opère à la fois en France et à l'étranger. Le souhait de
Laurent Wauquiez de faire revenir les centres d'appel dans l'Hexagone lui semble relever de l'utopie.
Que pensez-vous du projet de Laurent Wauquiez qui vise à inciter les entreprises françaises à privilégier
l'implantation de centres d'appel sur le territoire national ?
On assiste à un double discours de l'Etat, d'un côté, on nous a incités à "porter haut les couleurs de la France", à
s'implanter à l'étranger, et de l'autre on critique l'ouverture de sites offshore (à l'étranger ndlr). Je pense que le
message qu'il faut interpréter est : "Occupez les marchés à l'étranger, mais ne délocalisez pas". Or pour les callcenters
la problématique est la même que pour les entreprises des autres secteurs. Pourquoi lutter contre
l'ouverture de call-center offshore et en même temps autoriser la délocalisation de la production automobile ? Il
faut faire attention à ce que ce ne soit pas seulement un effet de manche.
Laurent Wauquiez entend obliger les salariés des call-centers à préciser à leurs interlocuteurs le pays
dans lequel ils se trouvent et à favoriser ainsi, grâce à la pression des consommateurs, l'ouverture de sites
en France. Est-ce selon vous une mesure efficace ?
C'est une pure utopie de croire qu'il est possible d'obliger les opérateurs de vous dire qu'ils vous répondent
depuis Metz ou depuis Casablanca. Qui va contrôler le respect d'une telle règle ?
Le consommateur peut jouer un rôle d'arbitre mais plutôt en ce qui concerne la qualité du service et non en ce
qui concerne le fait d'employer une main d'oeuvre française ou non. Sur ce premier point la France n'est pas
forcément la mieux placée. Les services proposés dans la téléphonie mobile par les centres d'appel français sont
catastrophiques, alors qu'à l'étranger on peut trouver un service de très bonne qualité. Cette piètre qualité des
services est la première cause d'infidélité du consommateur.
Il y un autre problème : celui du prix. Nous privilégions la complémentarité des services, c'est-à-dire que nous
les répartissons, selon les horaires, les niveaux de complexité entre la France et l'étranger. Une telle
organisation permet de proposer un prix raisonnable aux consommateurs. Un prix inférieur en tout cas à celui
qu'on pourrait proposer si tous les centres d'appel étaient établis en France. Veut-on que le consommateur paie
plus cher ? Comme pour l'automobile ou le textile, je vois mal comment on pourrait revenir en arrière.
D'autres options ont été envisagées comme des aides au recrutement, à l'implantation en zone rurale,
seraient-elles plus réalistes ?
Il y a effectivement beaucoup à faire en la matière. On a besoin d'une activité économique répartie sur tout le
territoire français, et d'une activité rurale qui ne se limite pas seulement à l'agriculture mais qui s'ouvre aussi à
la technologie. Chez Teletech International, nous sommes les premiers à avoir ouvert un centre en milieu rural,
en 1994, dans une petite ville de 1600 habitants : Toucy dans l'Yonne. Nous y avons crée 100 postes au début.
Mais nous avons manqué d'infrastructures. Nous avons même dû construire à nos propres frais.
Il y a en France deux problèmes majeurs pour le développement des call-centers en milieu rural, la formation
qui est peu développée dans ces territoires, et le manque d'infrastructure ; l'Etat n'est pas parvenu à faire
respecter les engagements en terme de couverture qu'avaient pris les opérateurs de télécommunication. Il y a
encore des zones en France où il est difficile d'avoir une connexion Internet 56k. En outre le récent projet de
France Télécom présenté il y a trois semaines par Stéphane Richard tend à pénaliser les zones rurales où les
services seront plus onéreux. Stratégie favorisée par le manque de concurrence. Il existe donc de nombreux
leviers pour favoriser l'implantation rurale, les utiliser serait vraiment bienvenu.
Laurent Waquiez a déclaré avoir le soutien de plusieurs grandes entreprises comme France Télécom,Gaz
de France, la SNCF ou encore Bouygues Télécom. Pensez-vous qu'elles puissent vraiment participer à
ramener les centres d'appel en France ?
Ces entreprises représentent à elles quatre une partie importante des donneurs d'ordre. Elles pourront donner
une bonne impulsion. Tout dépend de ce qui est décidé, mais une grande partie d'entre elles, liées à l'Etat n'a
pas vraiment d'autre choix que de venir s'asseoir à la table des négociations.
Pensez vous qu'il est possible de ramener des emplois en France ?
Quelle part des 60.000 emplois créés hors de France souhaite-t-on rapatrier ? Il est envisageable d'en ramener
200 à 300 mais cela suppose de se fâcher avec une bonne partie de la profession.
lundi 12 juillet 2010 23:00 JPDu
Quelles sont pour vous les solutions pour soutenir et développer les centres d'appel en France ?
Aujourd'hui il n'y a que des entreprises françaises qui font encore travailler les centres d'appel hexagonaux. Il y
a plusieurs problèmes auxquels il faut faire face, dont ceux que j'ai déjà mentionnés : les infrastructures et la
formation. Ce métier est un métier trop dévalorisé en France ce qui peut expliquer la mauvaise qualité des
services. Par ailleurs nous n'avons pas les moyens de travailler à un prix décent en France. Nous employons
près de 300.000 personnes dans l'Hexagone. Nous ne pesons donc pas assez lourd pour prétendre bénéficier
d'un régime de faveur à travers par exemple des allègements de charges. Pourtant notre secteur est appelé à se
développer. Il représente 5% à 7% de la population active aux USA, et on peut imaginer que d'ici quelques
années 7à 8% des actifs européens travaillent dans des centres d'appel.
Le principal défi aujourd'hui est de flexibiliser sans précariser. Il est injuste et anormal de précariser, chacun a
droit de faire des projets, pourtant nous avons besoin d'une certaine flexibilité de la main d'oeuvre. Nous
envisageons à Teletech International un nouveau rapport avec nos collaborateurs (ceux qui répondent au
téléphone). Nous essayons de prendre en compte non pas leur temps de travail mais leur temps de vie passée à
l'entreprise. Nous envisageons ainsi de leur permettre de profiter de l'entreprise pour mener à bien des projets
personnels, que ce soit de la formation personnelle ou des projets autres comme des projets de quartiers... Tout
est à inventer et ce n'est pas facile d'évoluer étant donné la méfiance des partenaires sociaux. Il faut réussir à
restaurer la confiance entre les employeurs et les représentants des salariés.
La Tribune.fr
Centres d'appels: CFTC veut de "l'éthique", CGT des sanctions, FO des contraintes
La CFTC a réclamé lundi "de l'éthique dans les pratiques inacceptables" de délocalisation des centres d'appels, la CGT
plaidant pour le maintien en France de ces centres pendant un minimum d'années avec, au besoin, des sanctions, et FO
prônant des contraintes "par la loi".
Estimant que "près de 60.000 emplois ont été délocalisés depuis 2004 dans les centres d'appels", la CFTC a considéré que
les déclarations du secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez "permettraient de mettre de l'éthique dans les pratiques
actuelles inacceptables".
Le gouvernement veut imposer la transparence sur le lieu d'implantation des centres d'appels, dont beaucoup sont
localisés en Afrique du Nord, et va lancer à ce sujet une concertation avec les grandes entreprises du secteur, a annoncé
M. Wauquiez lundi sur RMC.
Citant plusieurs entreprises prêtes à participer à des "assises des centres d'appels", comme France Télécom, GDF Suez, la
SNCF, EDF et Bouygues Télécom, M. Wauquiez a souligné que ce secteur pèse "250.000 emplois en France" et qu'"au
cours des cinq dernières années, les emplois à l'étranger ont été multipliés par dix".
"Les donneurs d'ordre qui cherchent à réduire au maximum leurs coûts de fonctionnement sont responsables de la
tromperie actuelle" car "les salariés des centres d'appels délocalisés, en francisant leur prénom, font croire qu'ils
travaillent en France", a noté la CFTC dans un communiqué.
Et "ce phénomène de délocalisation risque de s'amplifier avec le nouvel opérateur qui a pour pratique d'externaliser ses
centres d'appels", a ajouté la centrale, dans une allusion à l'opérateur de téléphonie Free.
De son côté, Maurad Rabhi, membre de la commission exécutive de la CGT, a estimé qu'"il faut imposer un cahier des
charges sur des points très précis comme l'implantation obligatoire en France pendant un certain nombre d'années et la
création d'emplois en CDI à ces entreprises qui utilisent beaucoup de CDD et de temps partiel".
Soulignant que "les sociétés de centres d'appels prennent toutes les aides possibles, restent six mois-un an et après partent
à l'étranger, notamment au Maroc, en Tunisie ou ailleurs encore" et que "ça fait dix ans qu'on le dit", M. Rabhi a déclaré à
l'AFP qu'il fallait "les évaluer et les sanctionner si nécessaire au moins en récupérant les aides et exonérations accordées".
FO, qui a pressé le gouvernement de "ne pas attendre la rentrée pour réunir l'ensemble des acteurs", a jugé qu'"il n'est plus
temps de mettre en place des pseudo-codes de bonne conduite, mais de contraindre par la loi les donneurs d'ordre et
centres d'appels à respecter les salariés et leurs représentants".
La centrale a prévenu que "cette nouvelle annonce ne doit pas faire +pschitt+ comme les précédentes", disant se rappeler
des "promesses répétées et non suivies d'effets du candidat à la présidence de la République et du président visant à
+moraliser+ un secteur d'activité adepte ou +contraint+ de faire du dumping social et de la délocalisation".
L'Agefi
EDF refuse qu'on touche à ses centrales nucléaires
Les centrales nucléaires françaises vont-elles être achetées -partiellement- par des électriciens allemands, italiens ou
espagnols?
L’hypothèse existe depuis l’adoption, mercredi, d’un amendement au projet de loi Nome (Nouvelle organisation du
marché de l’électricité) par la commission des affaires économiques du Sénat. A l’initiative de Ladislas Poniatowski, les
sénateurs veulent autoriser l’Etat à céder des parts de réacteurs (de 10% à 20%) aux opérateurs concurrents d’EDF. Les
sommes récoltées permettraient à l’ex-entreprise publique de financer le renouvellement des installations nucléaires. Elle
a besoin de 30 milliards d’euros pour prolonger la durée de vie des centrales. Jusqu’ici, seules des hausses de tarif étaient
envisagées pour y faire face.
E.On France, filiale du groupe allemand, est preneur. Le président du directoire Luc Poyer s’est dit "très intéressé", dans
une interview aux Echos. Total, qui cherche toujours le bon moyen de mettre un pied dans la filière, et la SNCF, grand
consommateur d’électricité, pourraient aussi figurer parmi les investisseurs. Ce type de participation existe déjà, l’italien
Enel détenant 12,5% du futur réacteur EPR de Flamanville, et GDF-Suez dispose d’un droit (à même hauteur) au
Tricastin.
Un décret attendu
Mais EDF –qui ne fait aucun commentaire sur le projet sénatorial– ne veut pas en entendre parler. Le PDG Henri Proglio
doit s’assurer que l’amendement est, en l’état actuel, ineffectif. Pour entrer en vigueur, la disposition suppose que l’Etat,
actionnaire majoritaire de l’entreprise, mette des actifs en vente. L’amendement Poniatowski doit au préalable être adopté
fin septembre au Sénat puis par une commission mixte paritaire. Les chances de mise en oeuvre sont minces.
La future loi Nome est supposée régler le contentieux entre la France et Bruxelles portant sur l’ouverture du marché de
l’électricité –insuffisante aux yeux de la Commission européenne. Le texte prévoit qu’EDF cède 25% de sa production
d’électricité nucléaire à ses concurrents, à un prix de gros qui sera fixé par l’Etat. Ce tarif fait l’objet d’un bras de fer entre
l’opérateur historique, qui le voit autour de 42 euros par MWh, et ses compétiteurs, qui militent pour 35 euros. Un décret
tranchera.
leJDD.fr
Révolte des élus de la Creuse après la fermeture d’un centre de radiothérapie
Les élus des 260 communes de la Creuse, toutes tendances politiques confondues, ont rompu, samedi 10 juillet,
avec l'Etat. Motif du divorce : la fermeture du centre de radiothérapie de Guéret, confirmée la semaine dernière
par le tribunal administratif de Limoges. Ce centre accueillait 200 patients par an, soit moins que le seuil
minimal d'activité, de 600 personnes, défini par le ministère de la santé en mars 2007.
Pour le défendre, les responsables locaux mettent en avant les spécificités du département : "Ici, il y a beaucoup
de personnes âgées et très peu de transports en commun", raconte le docteur Rachid Elie Loufti, président de
la Ligue contre le cancer dans le département. Avec cette fermeture, les malades du cancer dans la Creuse
devront désormais se rendre à Montluçon ou à Limoges, à plus d'une heure de route, pour se faire
soigner. "Alors que les services des villes voisines sont déjà surchargés, les malades vont attendre jusqu'à cinq
semaines pour être pris en charge et faire trois heures de route pour dix minutes de séance", s'insurge Michel
Vergnier, député-maire PS de Guéret.
PROMESSE NON TENUE DE ROSELYNE BACHELOT
Conscients de la fragilité du centre de radiothérapie, les responsables locaux avaient déjà tenté de résoudre le
problème. En 2009, la direction de l'hôpital de Guéret avait fait une proposition à la clinique de la ville. Le
projet était de créer un partenariat public-privé qui permettrait au centre de radiothérapie de prendre de
l'envergure et d'accueillir les 600 patients demandés. L'idée a été soumise au ministère de la santé. Selon le
député (UMP) de la Creuse Jean Auclair, Roselyne Bachelot l'a d'abord jugée "très bonne". "Elle nous a dit
qu'on garderait le centre si la collaboration voyait le jour", rapporte le député. Avant de se rétracter et de
décider de la fermeture à la fin 2009. C'est cette promesse non tenue qui aurait mis le feu aux poudres de la
droite locale.
Pour marquer leur opposition, les maires du département ont donc décidé de faire sécession. Désormais, ils ne
participeront plus "à aucune réunion ou commission avec les services préfectoraux et ne collaboreront plus
avec les services de l'Etat". Par exemple, Michel Vergnier sera absent de la prochaine réunion cantonale
organisée par le préfet.
"A PARIS, ON NE COMPREND PAS LES DIFFICULTÉS DU MONDE RURAL"
Il ne s'agit pas que d'une ou deux fortes têtes : l'ensemble des élus UMP fait partie du mouvement. "Je me sens
trahi, confie Jean Auclair, qui se présente comme un "sarkozyste acharné". J'ai squatté toute une nuit sur la
moquette devant le bureau de Roselyne Bachelot pour qu'on reparle de la radiothérapie. Elle ne m'a même pas
reçu."
Bernard de Froment, maire UMP de Saint-Fiel, commune d'un millier d'habitants, estime que les élus nationaux
ont perdu de vue les réalités locales : "A Paris, on ne comprend pas les difficultés du monde rural. C'est un peu
la droite des villes contre la droite des champs." Droite et gauche "des champs" se sont donné rendez-vous en
septembre. Si le gouvernement n'a pas réagi d'ici là, elles soumettront la démission collective au vote de
l'assemblée générale.
LEMONDE.FR
"La fiscalité verte n'est plus vue comme un moteur de la croissance verte"
Censées doper la croissance verte, les niches fiscales écologiques pourraient être rabotées au nom de la
rigueur. Pour Arnaud Gossement, avocat spécialiste du droit de l'environnement, l'Etat hésite encore sur les
moyens d'organiser la filière des énergies propres.
La presse évoque un plan d'économie d'un milliard d'euros sur les niches fiscales vertes. S'agit-il d'un
nouveau coup porté au Grenelle de l'Environnement ?
Ces mesures n'ont pas encore été confirmées mais il devient clair qu'il n'y a pas en France de vraie doctrine sur
le financement des énergies renouvelables. Les objectifs fixés par l'Etat depuis 2007 sont très ambitieux. Mais
les moyens le sont moins et, surtout, changent sans cesse. On l'a déjà vu avec les modifications successives des
tarifs d'achat de l'électricité produite par les énergies renouvelables. Annoncer que les règles fiscales vont
changer crée encore de l'incertitude. C'est cette instabilité qui menace le développement d'une filière
économique, plus que la réduction des aides. Les professionnels du secteur sont d'ailleurs prêts à contribuer à
l'effort budgétaire.
Après la promesse d'une croissance verte, les énergies renouvelables sont maintenant épinglées pour leur
coût.
Entre 2007 et aujourd'hui, les discours sont complètement contradictoires. L'argent qui a été investi via les
incitations fiscales était censé contribuer à la croissance verte de la France. Il est maintenant vu comme facteur
de déficit et on met l'accent sur ce que les aides coûtent à l'Etat. La fiscalité verte n'est plus vue comme un
moteur de la croissance verte.
A quoi est dû ce changement de vision ?
Il y a deux modèles économiques qui s'entrechoquent. Des années 50 au début des années 2000, avec le
processus de libéralisation demandé par l'Europe, on avait un modèle étatique, gaulliste, centré sur le nucléaire.
Depuis, le système est devenu concurrentiel, l'Etat n'est plus qu'un régulateur au côté des investisseurs privés.
Mais ce système est aujourd'hui remis en cause, notamment par les grands opérateurs du marché qui ne sont pas
à l'aise avec la libéralisation, l'émergence du renouvelable et l'arrivée de nouveaux acteurs. L'Etat français est
resté très attaché à un système centralisé et un certain nombre de responsables - hauts fonctionnaires ou
dirigeants d'EDF par exemple - y sont aussi favorables. Or les énergies renouvelables ont besoin d'un système
concurrentiel. Le premier risque du coup de rabot, c'est de mettre en péril les petites entreprises et de favoriser
une reconcentration au profit des plus gros acteurs.
La rigueur n'est donc pas l'unique raison de ce changement de cap ?
C'est l'un des motifs mais ce n'est pas le principal. L'un des arguments souvent évoqués par Bercy, c'est que la
fiscalité verte revient à encourager l'achat de matériaux à l'étranger parce qu'il n'y a pas encore en France de
champions industriels du secteur. Mais c'est le serpent qui se mord la queue, puisque c'est grâce à la fiscalité
verte qu'on pourra justement créer un marché et encourager l'émergence de producteurs en France. Le vrai
problème, c'est que l'Etat hésite sur les moyens d'organiser le marché des énergies renouvelables. Il ne sait pas
encore comment cela doit se faire ni autour de quels acteurs.
L’Expansion


