INFO NATIONALE
Un saut qualitatif et quantitatif pour la contestation anti-réforme des retraites.
Le 24 Juin 2010, avec près de 2 millions de personnes manifestants partout en France, ce mouvement a été une grande réussite. Tous les secteurs d'activités étaient mobilisés. Il s'agit de la plus grosse manifestation en France depuis le début de l'année, contre le projet gouvernemental de relever l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.
Du nord au sud du pays, la participation aux défilés dépassait celle de la dernière journée intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-FSU-Solidaires-UNSA du 27 mai (un million selon les syndicats). C'était le cas à Marseille, avec 120 000 manifestants (syndicats) ou à Lyon (25 000). A Rennes, le cortège a été six fois plus important que le 27 mai, selon la police. Dans des villes moyennes, les manifestants étaient souvent deux fois plus nombreux que le 27 mai, comme au Mans, à Boulogne-sur-Mer, Limoges ou Angoulême. A Pamiers (Ariège), le cortège était le plus gros depuis 1995.
A Bordeaux les manifestants étaient entre 25 et 70 000 selon les sources mais en tout état de cause au moins 3 fois plus que le 27 mai. Le taux de grévistes des cheminots de la région Poitou-Charentes-Aquitaine était de 57%.
A Paris, les manifestants étaient 130 000 selon les organisateurs. Les salariés du privé, où les appels à la grève étaient nombreux, gonflaient les rangs. A Nice, un employé dans le BTP, réclamait un départ anticipé pour les ouvriers du secteur dont "très peu arrivent à la fin de leur carrière".


Tous ensembles dans les rues de Bordeaux !
Lors de cette journée de mobilisation du jeudi 27 mai, des milliers de personnes se sont retrouvées pour la même cause : La réforme des retraites. Une délégation de l’Union Régionale était présente. Rappelons les propositions de l’UNSA pour garantir nos retraites : Accroitre les financements, améliorer l’emploi des seniors, intégrer la pénibilité des métiers, stopper la baisse des retraites et pensions et garantir la retraite par répartition. Merci à toute celle et ceux qui ont rejoint les rangs de l’UNSA pour cette manifestation.
l’UNSA, dernière OS réformiste représentative dans toutes les régions SNCF, 
après consultation Démocratique de ses mandants, a décidé de signer l’accord salarial proposé par l’entreprise. Pour rappel, cet accord permettait 1,3% d’augmentation pour tous et 0,24% de mesures complémentaires.
Le seuil de 30% des OS signataires n’étant pas atteint, l’accord n’a pu être validé !!
L’entreprise a donc décidé :

CPC TRANSPORT MOUVEMENT !
Où "cause toujours tu m'intéresse !
Le jeudi 4 mars 2010
Lors de cette réunion, notre OS a rappelé son attachement à la transversalité de la filière 27 ainsi qu’à la sécurité, cœur de notre métier.
Des engagements qui ne tiennent pas!
- La transversalité de la filière, engagement important ne pourra, pour l’UNSA Cheminots, être maintenu qu’avec la main mise du Directeur de Région sur sa zone. Déjà, le Fret ne vient plus en CPC ce qui a obligé notre OS a menacer de ne pas participer aux prochaines réunions si cet état de fait ne changeait pas. Et ce n’est pas le constat de Mr BERTRAND sur ce sujet qui tend à nous rassurer.
- Le maintien ou non des CPFI : l’incertitude de l’entreprise sur le sujet est en opposition avec le ressenti des agents sur le terrain qui ont des entretiens pour leur suite de carrière.
- La remise de service et le temps nécessaire à ce travail est une piste de réflexion, pourtant ce n’est pas ce qui est dit aux agents de Rennes qui l’ont demandé.
- Concernant la mise en place des EIC : tout vas bien et la grandeur des EIC ne change pas la certitude du GAME des nouvelles organisations. D’ailleurs selon Mr BERTRAND « les DET sont maintenant de véritables professionnels ! »
TRANSPORT. La Région mise gros et a décidé de faire plus encore en investissant dans du matériel lourd
Trains : les TER Aquitaine prennent de la hauteur
Deux premiers trains express régionaux à un étage devraient circuler sur le réseau ferré girondin à compter de 2013. (photo dr)
En savoir plus
L'UNSA Cheminots, la CGT et SUD-Rail ont déposé une Demande de Concertation Immédiate le 5 février 2010. Une première réunion avec l’entreprise s'est tenue le jeudi 11 février.
L'intersyndicale (UNSA – CGT - SUD) a permis d'ouvrir la porte à de nouvelles discussions.
Contrairement à la DCI de janvier, la Direction s’est vue, cette fois-ci, contrainte à un certain esprit d'ouverture.
La SNCF s'est engagée à produire un premier document de propositions suivi d'une nouvelle réunion programmée le 19 février.
PROVOCATION OU DÉRAPAGE ?

Le jeudi 25 février 2010, M. Guillaume PEPY, Président de la SNCF, s’est exprimé sur la réglementation du travail des cheminots dans le quotidien « Les Echos ».
L’UNSA-Cheminots s’interroge sur la finalité des propos tenus. En effet, il y a un réel écart entre les déclarations de l’Entreprise en interne et les expressions publiques.
L’UNSA-Cheminots rappelle :
• que les cheminots travaillent le même nombre d’heures que les autres salariés soumis aux 35 heures.
• Que le salaire d’embauche à la SNCF est au niveau du SMIC.
• Son opposition à tout nivellement par le bas des conditions sociales des cheminots. La réglementation du travail à la SNCF est conclue entre la Direction et les cheminots et certainement pas avec des opérateurs privés.
• L’attachement des cheminots à leur métier et à l’entreprise publique intégrée et non à une activité de l’entreprise.
Dans un contexte de stigmatisation des cheminots, l’UNSA ne tombera pas dans le piège tendu d’un conflit avant les élections régionales.


